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13/09/2020

Étienne Faure, Tête en bas

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Manger du pain noir fut longtemps craint

de tous ceux que la guerre asséna

sur tous les fronts de part et d’autre,

comme si ce froment allait faire revenir

les années noires de frêle constitution

quand il fallait à défaut de croître

escompter, surseoir, subsister,

rassasié jamais en ces temps rassis,

en appelant aux mots, ces ersatz

dont la bouche et les os, les corps dans l’attente

étaient devenus friands, même à l‘école,

à délier gravement à l’encre de sureau

sur des cahiers les lettres mauves, resserrées

je déguste, il savoure, nous nous régalons — l

longeant les jours de guerre en courant

dans des vêtements hérités des grands,

inaptes, pendant longtemps, à les remplir.

 

aux mangeurs de pain noir

 

Étienne Faure, Tête en bas, Gallimard,

2018, p. 133.

 

12/09/2020

Étienne Faure, Ciné-plage

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Logeaient-ils dans la grandiloquence,

le bruit sec bien réel des chaussures

les ramenait, comédiens jour et nuit

sur les planches — presque des étagères —,

à se déplacer lentement, parole et gestes,

dans une jeune ou vieille chair bientôt carne,

mince à passer les portes du décor,

ou tonitruante et tremblante

sous le trouble du verbe en mouvement,

experts à déclamer jusqu’à leur mort

tout ce qu’une cervelle encore recèle

— ce n’est pas là qu’il faut applaudir —

la voix reprenant le dessus,

les mots leur envol déployé

jusqu’aux battements d’ailes imprécis

à la fin qui se joignent

— et le reste est silence.

 

parole et gestes

 

Étienne Faure, Ciné-plage, Champ Vallon,

2015, p. 119.

 

11/09/2020

Étienne Faure, La vie bon train

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Lents comme des états d’âme,

après l’été les trains revenaient,

las d’avoir trimballé tous ces corps

à la mer, dans les montagne, dans les contrées

dont furent natifs les pères (introuvables sur la carte),

à grincer de nouveau en gare,

y faire leur rentrée, annoncer le pire

qui toujours sera à venir,

le soleil ras rougissant la face des ultimes

voyageurs ; c’était l’automne,

chacun se rappelait les vers

d’Apollinaire — un train qui roule ; ô ma saison mentale

et la violente espérance de vie :

devait-on revenir

quand il aurait fallu ne partir jamais

— et puis après,

dans la gare sans issue,

on n’allait pas pleurer pour ça.

 

revenir

 

Étienne Faure, La vie bon train, Champ Vallon,

2013, p. 91.

 

10/09/2020

Étienne Faure, Horizon du sol

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Le taffetas des robes

au chevet des mourants inspire

une espèce de rémission :

les morts, in extremis, les robes

leur accorderont un semblant de répit.

Il faut finir,

ne penser à manger ni dormir

— adieu mon amour, le moins possible —

et ils respirent, c’est ça,

l’éternité — souffles longs —

des grains d’amaryllis au parfum suspendu,

spacieuse éternité,

à la lenteur des pas pressentant du drapé

le mouvement des plis qui frôlent

la lourdeur de la litre, à tout âge

le gris fatidique des femmes.

 

les robes mortes

 

Étienne Faure, Horizon du sol, Champ Vallon,

2011, p. 89.

Photo Chantal Tanet

09/09/2020

Étienne Faure, Vues Prenables

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Et puis après tout ce remue-ménage

laisser les dieux se reposer,

les meubles se déglinguer, lentement

retrouver le guingois propice à la résonance.

Sans inquiétude à l’idée de chute

il reste et prend goût en précaire imposture

à la minime durée qui lui échoit,

pour rire, traverser la langue et s’attarder

dans un vérisme où le soleil dru tombe

sur des motifs très humbles :

ici l’abandon d’un mot qui tout disait

mais boiteux contrariait le texte

— une mortaise le remplace

pas trop visible, ainsi qu’une console au pied plus clair,

ces meubles naguère aimés

quand jeune (pas un ver, rien de vermoulu)

il parlait aux meubles ; ils l’écoutaient, endurant ses mots

poussés jusqu’à la sciure.

 

énième consolation

 

Étienne Faure, Vues prenables, Champ Vallon,

2009, p. 95.

Photo Tristan Hordé

08/09/2020

Étienne Faure, Légèrement frôlée

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Aux champs dans les kermesses,

cérémonies et fêtes, c’est la fusion

des corps, des âmes, feux et foyers

avec le tintamarre des cloches

à la volée, en concordance avec les oiseaux migrateurs

et les canards dans le ciel incendié, les fanfares

et les drapeaux des jours fériés traversés de soleil

et des lois qui les ont institués :

toutes les générations présentes,

à venir, passées, hantent les lieux à la cantonade,

la bouche ouverte au rire, mégot, cigare ou pétard à mèche,

au boire et au manger,

fêtant leur saint patron, plastronnent

avec la certitude éternelle d’être au cœur

du monde et de l’instant

(à peine à cette heure sait-on qu’elle est ronde

et tourne, ignorant

par une sorte d’application de la théorie des vases,

où va le soleil qui s’abat, s’engloutit en silence,

comme étranger aux clameurs du canton).

 

le centre du monde en plein champ

 

Étienne Faure, Légèrement frôlée, Champ

Vallon, 2007, p. 65.

Photo Chantal Tanet

31/05/2020

Étienne Faure, Légèrement frôlée

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Où est l’exil,

en sueur, en train jadis accompli

si les avions, presque

à la vitesse du mensonge nous déposent

en des lieux prémédités de loin,

transmis par la parole, des papiers

traduits ou rédigés dans la langue des mères,

où est l’exil, un écart temporel

réduit à rien — espace crânien

où l’on revient sur ses pas pour retrouver

l’idée perdue en route —

histoire de seconde main aujourd’hui effacée

devant l’entrée des morts sur le seuil,

par politesse ultime de la mémoire

ici trahie, en creux, quand l’avion atterrit

qui ne comblera donc rien, jamais

l’amplitude de la perte.

 

il revient les mains vides

 

Étienne Faure, Légèrement frôlée, Champ Vallon,

2007, p. 90.

04/04/2020

Étienne Faure, Tête en bas

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De la perte il me reste une  enveloppe, pelure

de ton amour naguère qui me souriait — que faire,

respirer, humer le désert, se souvenir du

va-et-vient de l’air dans ton corps qui sortait,

rentrait dans la cage, interdit de quitter

le territoire du torse

pendant tout l’hiver quand légèrement blanchi

Paris givrait de l’intérieur au contact de nos souffles,

cette espèce de candeur où tes lèvres

et la chaleur des corps mue en chaleur humaine

m’avaient assigné — maintenant me voici

face aux arbres, nouvelle fenêtre

d’où l’avenir allègrement raté s’aperçoit,

qui exonère de tout devoir de survie

— le ciel n’est pas trop moche par rapport à hier,

si je mourais maintenant ça ne serait

pas bien grave, il est quelle heure ?

Et pense à respirer mon amour. 

le pire est expiré

 

Étienne Faure, Tête en bas, Gallimard, 2018, p. 91.

On peut lire un texte en prose récent d’Étienne Faure sur remue.net :

https://remue.net/silence-on-reve-etienne-faure

 

 

18/11/2019

Philippe Boutibonnes, Rémanences

         Philippe Boutibonnes, remanies, animal, naissance, ressemblance

Comme l’homme est et comme sont les animaux nous mourrons pareils. Mélangés à la boue, roulés dans des guenilles ou dispersés avec la cendre. L’homme — l’un identifié comme pas l’autre, et tous ceux de notre espèce — parle et se tait quand il faut. L’homme parle, ressasse, avoue, se confesse et prie. L’homme se dit puis se tait. L’animal couine ou feule, alerte ceux de sa race mais il ne se tait pas. Il ne tient pas sa langue et ne retient ni un secret ni le silence. Il implore par le regard.

 

L’homme né en d’atroces eaux troubles, dans le sang et les écoulements, vagit. L’hase et le crocodile dans le champ de luzerne ou le marigot, vagissent. Nu, sans voix ni mots ni nom l’homme ne se sait pas mortel. Mortel il l’est et mort il le sera. L’homme naît nu. Nu, l’homme naît laid. Ni plus ni moins qu’un rat pelé, nu et perdu. Ce que perd l’homme perdu n’est pas son être encore inadvenu mais son lieu st son présent qui le nouent en son ici.

 

Philippe Boutibonnes, Rémanences, dans rehauts, n° 44, octobre 2019, p. 75.

 

03/07/2019

Étienne Faure, Scrutations

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Dans la ville à pied, sans repli, sans arrière

pays, origines, hors cela, il emprunte

sous le nom de rue, pont, grève

un parcours exempté de fil, anonyme,

laissant l’impasse pour attraper les quais

via les passages, les cours et circuler

inclus dans la foule  en mue sans arrêt

selon l’heure ou l’allure à laquelle on passe,

interdit soudain sous un nom, un bouquet

au mur scellé (mortellement blessé)

après la chute de naguère, le bruit d’un corps au sol,

épitaphe à jamais cernée du crible des impacts

encore aux murs, semblant dire : passant,

nous allons mourir, et personne n’en saura rien,

ou bien de continuer de parler aux vivants

plus avant, ceux qui vont te survivre

— et le flâneur éclairé sous un angle

un instant exposé au soleil du soir,

médite à découvert avant de traverser vite,

regagner l’ombre.

 

passage à découvert

 

Étienne Faure, Scrutations, dans la revue de

belles-lettres, 2019, I, p. 110.

07/04/2019

Étienne Faure, Tête en bas — rencontre, lecture

       Prix Max Jacob 2019 E F JBP.jpg

     Étienne Faure et Jean-Baptiste Para pour la remise du prix Max Jacob 2019

 

Le mot Départ taillé dans la pierre 

au fronton de la  gare est resté

comme Liberté, Égalité, Fraternité

ou École de garçons il y a beau temps

devenue mixte, cris indécis,

 simple inscription, vieil incipit

redoré ou repeint en rouge sang,

et ce départ incrusté fédère

dans les cœurs tous les départs forcés,

volontaires, oubliés qui défilèrent sous le linteau,

entrés par la face nord, ressortis plus tard

sous le pignon opposé annonçant Arrivée,

ces enfants de la patrie, déportés, communards,

sinistrés, réfugiés, revenus plus ou moins,

criant dans le heurt des bagages, sacoches, havresacs,

des mots entre-temps érodés, nullement gravés

en mémoire.

 frontons

 

Étienne Faure, Tête en bas, Gallimard, 2018, p. 116.

Étienne Faure a reçu le prix Max Jacob pour Tête en bas.

Les Éditions Gallimard organisent une rencontre lecture le

                          mardi 9 avril à 19 h

        à la librairie Gallimard, Boulevard Raspail

               La lecture rencontre sera animée par

                Myrto Gondicas et François Bordes.

15/10/2018

Étienne Faure, Tête en bas

 

                                  Soirée autour de Tête en bas d’Étienne Faure,

                               avec un hommage à Julien Bosc, éditeur et poète,

                                        le jeudi 18 octobre, à partir de 19 h,

                              librairie Liralire, 116, rue Saint-Maur, 75011, Paris.

 

Étienne Faure.jpg

 

Parfois s’excusant, les livres

— d’avoir vécu, d’être jaunes —

chutent, obscurs,

soudain remarqués sur la planche

par leur absence — on les ramasse,

en relit quelques lignes, extraits de vie,

fulgurances, les adopte un temps

puis leur sens retombe, les mains les rangent

au plus haut, côté ciel, en réchappent

un dactyle, une fleur inhalée de longue date,

foin du monde où s’arrêta la lecture d’avant,

et des lettres d’amour recluses

autrefois parcourues en hâte, emmêlées avec

les mots du livre qui les protègent, les enveloppent,

les mots protégeant les mots jusqu’à la prochaine

lecture quand d’autres mots s’acclimatent

au noir des signes, qu’on y voie.

 

chutes

 

Étienne Faure, Tête en bas, Gallimard, 2018, p. 81.

17/07/2018

Étienne Faure, Tête en bas

  E Faure La villette  couleur.jpg

L’homme à terre écossant les fèves,

un jour de cagna sans issue,

son ombre se projette à peine

tant il est bas, au ras du sol — que faire,

laisser le pouce et l’index opérer

comme au jeu des osselets séculaires

sans rien prétendre autrement

qu’ouvrir, pourfendre, mettre au jour

le fruit sans sa forme ancienne

attestée par les plus vieux écrits

de l’homme à cette heure devenu l’obligé

de son ombre qui lui protège au moins

les mains,

se souvenant qu’à ce niveau les villes

terrassées, disparues, maintenant enfouies

offrent de leur passé l’emprise

qui fonda la lente aspiration à s’élever

puis après effondrement reprendre

toujours de la hauteur.

 

à terre

 

Étienne Faure, Tête en bas, Gallimard, 2018, p. 48.

16/07/2018

Étienne Faure, Tête en bas

Étienne Faure.JPG

Rendu à la splendeur par le deuil,

à distance égale entre vivre et mourir

l’amour fut un feu provisoire avant

éparpillement — que faire

de la morte amante aujourd’hui roidie,

hier encore pâmée, corps armé pour le désir,

bouche ouverte à présent muette ne laissant

que liaison froide en suspens dans l’air,

la peau grillagée naguère pour exciter les yeux

qui toujours soi-disant veulent voir derrière,

braver l’inconnu du corps sous le tissu

prêt à craquer, affolé à son tour,

par le mouvement du lamé semblant dire

dans le clair-obscur prévisible,

le résultat du secret le voici,

bien plus qu’elle a vécu, elle a aimé.

 

Lamé

 

Étienne Faure, Tête en bas, Galliamard, 2018, p. 92.

11/05/2018

Étienne Faure, Écrits cellulaires

Étienne Faure.jpg

 

   Les Écrits cellulairesrompent avec la forme que l’on connaissait dans les recueils publiés d’E. F. ; les poèmes presque toujours composés d’une seule phrase laissent la place à des poèmes de 4 strophes, le plus souvent de 4 vers libres — un poème cependant est construit avec quatrains et tercets du sonnet, placés dans un autre ordre (4/3/3/4) —, et comprenant une phrase. Ce qui ne varie pas, c’est l’unité de l’ensemble, qui correspond à l’unité qu’a chaque division dans les recueils. Le titre, ici, reprend en partie le dernier vers (« simples écrits cellulaires ») ; il évoque, plus que la prison de Verlaine ou, métaphorique, la cellule d’Emmanuel Bove, tous deux cités en exergue, l’espace clos de la solitude, celui de la chambre présente dans un des poèmes (« D’un habitacle nommé chambre / où l’on aura (…) / subdivisé la vie en cellules »). On peut penser également à l’espace de la mémoire, la voix d’un narrateur faisant revivre le temps de personnes disparues.

   En effet, l’effacement constant du "je" dans les poèmes précédents d’É. F. n’est pas de mise ici. Il est présent dès l’ouverture, dans une position lyrique, celle de la perte (« l’espérance a vécu ») et tout est associé à l’hiver, à la mort, à la flamme prête à s’éteindre, à la disparition d’un "nous", opposé à un temps de renaissance, « fleuris » connotant le printemps. Le "je", dans le dernier poème, apparaît dans une position fort différente. S’il lui est encore difficile d’aborder le passé à l’imparfait, s’il reste un peu « empêtré dans le temps », l’atmosphère tragique s’est éloignée. Ce n’est plus, à l’aube, le « bordel des oiseaux » mais, la nuit, « le chat [qui] / fait un concert / à quatre pattes », les jours passés sont revenus à la mémoire, mais devenus des mots, de « simples écrits cellulaires ».

   Entre l’entrée du "je" et sa sortie, se développe un récit où dominent d’abord des éléments négatifs avec l’idée de vieillissement (l’automne, les feuilles-lettres mortes) liée à l’exil des aïeux, à leur difficile intégration — et cette figure révérée des aïeux ne mériterait que d’être « couronnée de laurier-sauce », d’être rangée sur l’étagère. On ajoutera la forte présence de l’hiver, de la neige, mais aussi de la guerre, de la séparation du couple ; l’amour s’écrit par lettres, lui sur le front : « Ton amour d’1, 72 m est dans les airs », rappelle le narrateur à la femme. Au calme associé à Verlaine (« par-dessus les toits ») répond « le cri des scies », mais c’est un bruit positif puisqu’il est conséquence de la reconstruction de l’habitat, opposé à la mort de la guerre. Aussitôt après, le mois d’avril dit le printemps vrai et non son imitation par les oiseaux l’hiver.

   Par le poème, on tente de redire ce qui fut : le « poème à cet instant […] prétend tout / recoudre », sachant la difficulté de le faire, ce que note la position isolée en fin de strophe du verbe "recoudre" comme la ponctuation qui coupe ici les vers, alors qu’elle est très rare dans l’ensemble du texte. On apprendt sous forme de paroles rapportées (« il disait (…) je l’entends »), quelle image sonore que se faisait le disparu en ville du bruit de la mer. Le poème dit aussi la mélancolie qui naît de la pauvreté (une tasse sans oreille), de l’abandon d’une maison (le matelas sur le trottoir), d’autant plus nettement qu’est repris le « soleil noir » de Nerval et, également (me semble-t-l), une nouvelle allusion à Verlaine : il n’y a pas « de la musique avant toute chose », mais tout se passe « sans musique et sans rien ». Plus avant encore s’impose la mélancolie verlainienne avec : « la pluie / la tête dans les mains / pensées pluie d’intérieur / sur la ville ». C’est encore le passé qui surgit avec un buvard, objet aujourd’hui obsolète, qui porte sur son revers les mots de la Reine, « miroir mon beau miroir », dans Blanche-Neige, le conte de Grimm.

   Il n’y a pas de rupture avec les recueils d’Étienne Faure dans ces Écrits cellulaires, le passé — et parfois la guerre — y ont leur place. Cependant, de même que La vie bon trainessayait une autre forme que le vers, est choisie ici la strophe.

   Au moment de la parution des Écrits cellulaires, un dossier a été consacré à leur auteur par la revue Phœnix(n°27,  décembre 2017). À la suite d’un entretien avec J.-P. Chevais et F. Bordes, on lira des études de J.-C. Pinson, S. Bouquet, G. Ortlieb et M. de Quatrebarbes, un poème d’hommage de J. Bosc, des inédits (poèmes et proses) d’É. Faure. À lire pour mieux connaître ce poète tout à fait à part dans le paysage contemporain.

Étienne Faure, Écrits cellulaires, la phare du cousseix, 16 p., 7 €. Cette note de lecture a été publiée sur Sitaudis le 30 mars 2018.