Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/11/2025

Jules Renard, Journal

 

Un Journal, ce n’est pas beaucoup plus littéraire qu’une table d’hôte.

 

Il voyait le moins de personnes qu’il pouvait afin de s’épargner le plus possible l’ennui des enterrements.

 

Ma littérature, c’est comme des lettres à moi-même que je permettrais de lire.

 

Le Français crible d’épigrammes surtout ce qu’il voudrait être : le député, et ce qu’il voudrait avoir : le ruban rouge.

 

Ma littérature n’est qu’une continuelle rectification de ce que j’éprouve dans la vie.

 

Jules Renard, Journal, Gallimard / Pléiade, 1961, p. 217, 218, 224, 227, 228.

18/11/2025

Jules Renard, Journal

 

Unknown-1.jpeg

Il passe son temps à chercher des gens du même avis que lui.

 

Aujourd’hui les hommes de lettres prennent copie de leurs lettres, afin que la postérité puisse sans trop de mal réunir leur correspondance.

 

Les enfants devraient être des apparitions facultatives.

 

Si vous pensez du bien de moi, il faut le dire le plus vite possible, parce que, vous savez, ça se passera.

 

L’homme est un être qui lève la tête au ciel et ne voit que les araignées du plafond.

 

Jules Renard, Journal, Gallimard / Pléiade, 1961 ; p. 202, 203, 203, 206, 216.

17/11/2025

Jules Renard, Journal

Unknown-4.jpeg

 

Il a chassé le naturel : le naturel n’est pas revenu.

 

Triste à voir comme un être cher qui s’enfonce dans le brouillard.

 

Il n’y a pas d’amis : il y a des moments d’amitié.

 

C’était un homme méthodique : il déjeunait en mâchant du côté gauche, et dînait en mâchant du côté droit.

 

Les gens sont étonnants : ils veulent qu’on s’intéresse à eux !

 

Jules Renard, Journal, Gallimard / Pléiade, 1961 ; p.195, 196, 197, 197, 198.

14/11/2025

Jules Renard, Journal

jules renard, journal, ennui

 

J’ai envie de faire une monographie de la taupe.

 

Ne jamais rien faire comme les autres en art ; en morale faire comme tout le monde.

 

Le talent, c’est comme l’argent : il n’est pas nécessaire d’en avoir pour en parler.

 

Quand elle avait pris de belles résolutions d’économie, elle commençait tout de suite par refuser aux pauvres.

 

La peur de l’ennui est la seule excuse du travail.

 

Jules Renard, Journal, Pléiade/Gallimard, 1965, p. 123, 127, 129, 131, 134.

13/11/2025

Jules Renard, Journal

 

C’est étonnant comme toutes les célébrités littéraires gagnent à être vues en caricature !

 

Les gens auxquels on trouve du talent et qu’on ne lit jamais.

 

C’est une errer commune de prendre pour des amis deux personnes qui se tutoient.

 

Certaines gens voient comme si leurs yeux étaient au bout d’ une perche, très loin de leur cerveau.

 

Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l’essuyer.

 

Jules Renard, Journal, Pléiade/Gallimard, 1965, p. 100, 103,106, 114, 116.

12/11/2025

Jules Renard, Journal

                            Unknown-4.jpeg

Acquiers le talent de dire sans bâiller : « C’est intéressant. »

 

Tout est beau. Il faut parler d’un cochon comme d’une fleur.

 

Ne jamais être content : tout l’art est là.

 

En somme, on a toujours un « roulement » d’amis suffisant.

 

La prose doit être un vers qui ne va pas à la ligne.

 

Jules Renard, Journal, Pléiade/Gallimard, 1965, p. 92, 92, 96, 97, 99.

 

 

 

 

29/05/2024

Jules Renard, Journal

                                         Unknown-1.jpeg

Être clair ? Nous sommes si peu capables d’efforts pour comprendre les autres !

 

Quand elle avait pris ses belles résolutions d’économie, elle commençait tout de suite par refuser aux pauvres.

 

L’incompréhensible dit toujours : « Mais tu ne comprends donc rien ! ».

 

Si l’inspiration existait, il ne faudrait pas l’attendre ; si elle venait, la chasser comme un chien.

 

La peur de l’ennui est la seule excuse du travail.

 

Jules Renard, Journal, Gallimard/Pléiade, 1965, p. 130, 131, 133, 133, 134.

28/05/2024

Jules Renard, Journal

                                    jules renard, journal, devoir, morale, argent

Le devoir ? Ah ! non, laissez-moi tranquille.

 

Quand il se regardait dans une glace, il était toujours tenté de l’essuyer.

 

Un livre nous déplaît partout où il nous ressemble.

 

Ne jamais rien faire comme les autres en art ; en morale, faire comme tout le monde.

 

Le talent, c’est comme l’argent : il n’est pas nécessaire d’ne avoir pour en parler.

 

Jules Renard, Journal, Gallimard/Pléiade, 1965, p. 116, 117, 124, 127, 129.

27/05/2024

Jules Renard, Journal

                                  Unknown-3.jpeg

J’ai vu, monsieur, sur une table de boucher, des cervelles pareilles à la vôtre.

 

On peut donner le ton des paysans sans faute d’orthographe.

 

Il y a des critiques qui ne parlent que des livres qu’on va faire.

 

Comme c’est vain une idée ! Sans la phrase, j’irais me coucher.

 

C’est une erreur commune de prendre pour des amis deux personnes qui se tutoient.

 

Jules Renard, Journal, Gallimard/Pléiade, 1965, p. 98, 99, 103, 103, 106.

26/05/2024

Jules Renard,Journal

jules renard, journal, style, talent, présent

Le style, c’est l’oubli de tous les styles 

 

Acquiers le talent de dire sans bâiller : « C’est intéressant. »

 

Ne jamais être content : tout l’art est là.

 

Soyez tranquille ! Je n’oublierai jamais le service que je vous ai rendu.

 

      Le vrai bonheur serait de se souvenir du présent.

 

Jules Renard, Journal, Gallimard/Pléiade, 1965, p. 88, 95, 96, 96, 97.

25/05/2024

Jules Renard, Journal

                       Unknown.jpeg

Un monsieur très bien propriétaire d’un palmier en Tunisie.

 

Il jouait du piano d’une façon remarquable avec un seul doigt.

 

Le réalisme ! le réalisme ! Donnez-moi une belle réalité : je travaillerai d’après elle.

 

Un peintre, c’est un homme qui porte un béret.

 

Il est tombé sur moi à coups de compliments.

  

Jules Renard, Journal, Gallimard/Pléiade, 1965, p. 60, 52, 66, 67, 69.

24/05/2024

Jules Renard, Journal

                   jules renard, journal, ridicule, phrase, poète

Cette sensation poignante qui fait qu’on touche à une phrase comme à une arme à feu.

 

On peut être poète avec des cheveux courts.

On peut être poète et payer son loyer.

Quoique poète, on peut coucher avec sa femme.

Un poète, parfois, peut écrire en français.

 

Les bourgeois, ce sont les autres.

 

Cherchez le ridicule en tout, vous le trouverez.

 

Elle avait une peur ridicule du ridicule.

  

Jules Renard, Journal, Gallimard/Pléiade, 1965, p. 50, 51, 51, 54, 55.

10/11/2023

Jules Renard, Journal, 1887-1910

Unknown-1.jpeg

Écrire pour quelqu’un, c’est comme écrire à quelqu’un : on se croit tout de suite de mentir.

Le peuple ne nous comprend pas. Nous le comprenons encore bien moins.

Mes bonheurs, je les ai presque toujours eus par maladresse.

Il vaudrait mieux se taire toujours. On ne dit rien quand on parle. Ou les mots dépassent la pensée, ou ils la diminuent.

Nous avons tous quelqu’un que notre mort arrangerait.

 

Jules Renard, Journal, 1887-1910, Pléiade/Gallimard, 1965, p. 1151, 1152, 1153, 1160, 1164.

09/11/2023

Jules Renard, Journal, 1887-1910

Unknown-3.jpeg

Mon ignorance et l’aveu de mon ignorance, voilà le plus clair de mon originalité.

J’aime assez à me créer moi-même mes ennuis.

Je ne connais qu’une vérité : le travail seul fait le bonheur. Je ne suis sûr que de celle-là, et je l’oublie tout le temps.

N’être bon que pour se faire bien voir, c’est se sentir, au fond, incurable.

La vérité créatrice d’illusions, c’est la seule que j’aime.

 

Jules Renard, Journal, 1887-1910, Pléiade/gallimard, 1965, p. 1164, 1170, 1172, 1174, 1181.

08/11/2023

Jules Renard, Journal, 1887-1910

Unknown-2.jpeg

Dans ce coin du monde qu’est un village, il y a à peu près toute l’humanité.

La vanité est le sel de la vie.

Livres. Il suffit de lire les cinquante premières pages et de découper le reste.

J’avoue que parfois la nature m’embête. C’est une saveur de plus que je lui dois : celle de l’ennui.

La Bruyère, le seul dont dix lignes lues au hasard ne déçoivent jamais.

 

Jules Renard, Journal, 1887-1910, Pléiade/Gallimard, 1965, p. 1182, 1186, 1191, 1191, 1195.