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06/04/2026

John Keats, Sonnets

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     Sur la sauterelle et le grillon

 

La poésie de la terre ne meurt jamais :

Quand l’oiseau étourdi par le soleil ardent

Se cache sous l’arbre frais, une voix courant

Parmi les prés fauchés, saute de haie en haie ;

 

C’est la sauterelle — la première aux aguets

Pour s’enivrer d’été — jamais n’en finissant

Avec tous ses plaisirs ; car enfin se lassant,

Elle élit pour repos une herbe aux doux attraits.

 

La poésie de la terre ne peut cesser :

Quand par une triste nuit d’hiver, la gelée

A figé le silence, il dort de l’âtre un cri

 

Poussé par le grillon, qui monte en s’échauffant,

Et semble pour celui qui somnole à demi,

La sauterelle au loin dans les monts verdoyants.

 

John Keats, Sonnets complets, suivi de La Belle

Dame sans merci et des Odes, traduction Miguel

Egaña, Classiques Garnier, 2026, p. 79.

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