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09/05/2026

James Sacré, America Solitudes

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On se souvient mal où c’était, loin des villes

(Même quand on venait d’en dépasser une) :

Tout un déploiement de verts, la prairie,

Ses longues pentes ou ses plats jusqu’au bord mouvant

De l’horizon.

Bâtiments de ranchs qui se rapprochent,

Et leurs bouquets d’arbres. Quans les voilà tout près

D’autres se montrent là-bas très au loin

Entre les grands nuages, à une extrémité de ce qui continue d’être vert.

On a une impression d’être lavé et neuf

Après tant d’autres paysages qui s’imposaient

En formes et sentiments forts et nous mêlaient

À leurs couleurs sèches et comme à des secrets.

 

Pendant longtemps la prairie redit

Qu’elle est la prairie.

 

James Sacré America solitudes, André

Dimanche, 2010, p. 55-56.

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