12/05/2026
James Sacré, America solitudes

Le paysage est soudain comme un visage qu’on rencontre.
À cause de presque rien :
Un enclos de bois gris pour les bêtes
Au fond de l’étendue de pâture sur une pente ;
Ou bien quelque cabane en planches,
Avec un reste de couleur rouge.
*
Il y eu, à ce moment qu’on passait sur la route,
Assez par ailleurs dans une campagne largement ouverte sur le ciel,
Un massif allongé de montagne, d’un seul bloc
Une masse rocheuse claire striée de rose ou de rouge léger
Quelque chose d’offert dans l’étendue de verdure
Et devant le fond plus sombre d’une vraie chaîne, un reef
Avec l’éclat, dans la grande luminosité du matin, d’une neige récente.
James Sacré, America solitudes, André Dimanche, 2010, p. 151-152.
Publié dans ANTHOLOGIE SANS FRONTIÈRES, Sacré James | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : james sacré, america solitudes |
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