11/05/2026
James Sacré, America solitudes

On peut regarder les trains qui passent
Ìl y a eu des pâtures avec des arrosages coulants
Vallée qui va dans la montagne, chevaux et verdure et d’un coup la gare
Les trains noirs et jaunes et quelques wagons rouges, Durango Silverton
Fumées, bruits, et l’allure costumes vieillots du personnel
On mange un bagel beurré au Durango Bagel, on voit
Les frontons couleurs plus contenues
Qu’à Silverton on y sera tout à l’heure
On aura vu le train sifflant par l’étroite voie de montagne,
Durango quelqu’un se lève pour ne pas manquer un départ, nous laissant
Son New York Times (longtemps
Qu’on n’a pas lu un vrai journal) acheté à son camping
Et signale qu’on trouverait sans doute aussi des exemplaires
Au Starbucks de l’endroit). Matin frais
Tout le noir charbon, fumée de la loco
Avec juste une petite porte verte par où paraît
Le cheveu et l’œil du chauffeur.
James Sacré, America solitudes, André Dimanche,
2010, p. 87
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