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08/05/2026

James Sacré, America solitudes

james sacré, america solitudes

 

De temps en temps on rencontre un poète

 

Livres, rencontres et des amis m’ont conduit

Dans les poèmes de ce pays.

 

Mais j’étais dans trop d’ignorance et l’oreille distraite

(Ou mal réceptive aux bruits d’une autre langue).

 

J’entends si peu ces poèmes :

Je n’ai jamais écrit

Dans leur langue fermée, je ne sais pas

Si je les aime ou pas.

 

La rumeur de tout un remuement dedans

Contenue par de beaux noms qui sont déjà du rythme :

Robet Duncan, John Ashbery…

 

M’y volilà plus maladroit, plus démuni

Que dans un pays sage ou parmi des gens,

Mais plus véritablement remis

Dans la compagnie de ce pays : poèmes qui me tiennent par la main

Qui m’abandonnent :

Je m’essouffle dans ma langue.

 

James Sacré, America solitudes, André

Dimanche, 2010, p. 43.

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