08/06/2026
Armand Robin, Ma vie sans moi

Pour se livrer au bruissement des oiseaux, quelle surabondance d’ailes et de gazouillements ne faut-il pas loger en soi ? Quel immense espace d’eaux ne faut-il pas voir en soi pour aborder à la première vraie rive ? Seuls se hâtent au désert ceux qui sont plus désolés qu’un continent de sable ! Combien d’ombrages en soi ne faut-il pas pour se fier aux ombrages des arbres ?
Armand Robin, Fragments, dans Ma vie sans moi,
édition Françoise Morvan, Poésie/Gallimard, 2026, p. 299.
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