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30/10/2021

Franck Delorieux, Quercus suivi de Le séminaire des nuits

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La nuit engendre un silence de poix

Que percent seuls les vents durs

Dans les feuillages aux clochettes

De plomb et les cris épris de folie

D’une chouette effraie dont les yeux

Brillent pour traquer une proie la nuit

Meurt dans les bruits revenus elle

S’effrange fragile en attendant

L’aube et ses lumières en lames

D’argent oxydé qui tombent dru

Comme le hachoir d’un boucher

Qui frappe sans discontinuer la terre

Les rocs la flore la faune et l’homme

Seul dans sa nudité de pluie froide

Déjà un chien aboie dans le lointain

Tandis que le coq se casse la gorge

En un cri comme un bris de coquille

Chante beau coq à crête rouge solaire

Chante trois fois et je renie la nuit

 

Franck Delorieux, Quercus suivi de Le

séminaire des nuits, Gallimard, 2021, p. 91.

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