Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/05/2020

Pierre Vinclair, La Sauvagerie

          Pierre-Vinclair.jpg   

[6] On n’élève plus de poulets sauvages, hélas ! Les poètes de jadis trempaient leur plume dans l’encrier de l’absolu, le lecteur mangeait de la viande, savait des vers, priait le Père ; le poète de ce temps sont d’hypocrites vegans, élevant en batterie leur poétique, s’agglutinent dans des festivals comme copulent des moucherons d’avril sur une toile lumineuse, et qui pourtant te disent de ronger jusqu’à l’os leurs poèmes pour jouir dans ta bouche à la fin.

 

Pierre Vinclair, La Sauvagerie, Corti, 2020, p. 189.

Écrire un commentaire