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20/04/2014

James Sacré, Ne sont-elles qu'images muettes et regards qu'on ne comprend pas ?

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     Mais parfois le sourire le pus vivant

 

Les deux jeunes mères navajos

Qui déjeunaient ce midi à la même table que nous

Sorte de hangar ouvert aux deux extrémités

Pour un peu de fraîcheur

Après la poussière et 38 degrés de chaleur...

Aux puces de Gallup, c'est tous les samedis

Les toujours mêmes stands je suppose, pacotille

Et choses plus ou moins utiles, chargements de bottes de foin

L'endroit pour des pneus neufs ou d'occasion,

Petites pierres de prières, peignes à tisser

Ou crottins de dinosaure pétrifiés...

Là avec chacune leur enfant, avec des rires

Façon d'être et d'éduquer les bambins

Une simplicité et franchise amicale

Le taco bientôt mangé, tout à l'heure

Elles finiront comme nous

De parcourir les deux longues allées du marché

Un pickup truck peut-être les ramènera

En quelque ferme isolée

Dans la campagne environnante ; dans l'au revoir

(Et demande aux enfants d'en dire un)

C'est l'aimable simplicité du monde

De tout le monde (la voilà qui se perd)

Qui nous est servie  

[...]

 

James Sacré, Ne sont-elles qu'images muettes et regards qu'on ne comprend pas ?, lavis de Colette Deblé, Æncrages & Co, 2014, np.

©Photo Tristan Hordé

 

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