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14/05/2026

James Sacré, America solitudes

 

On devine plein de choses qu’on n’a pas vues

 

C’est dans un grand espace tout remué par des machines diverses, collines de détritus

De temps en temps j’y vais y jeter de vieilles choses, de l’herbe coupée

Qu’on a ramassée dans des sacs en plastique noir, quelques branches d’un arbre.

Mélange de ciel et de mauvaise odeur ;

Le parcours qu’on fait pour se rendre au bon endroit change à chaque fois.

Larges routins  de terre à travers les buttes, quelque ferraille restée

À découvert, des pneus déchirés.

C’est comme nulle part et pourtant

Juste après des maisons comme on  en voit partout dans la région, leur pelouse

Propre à l’entour de leurs jolies couleurs, l’Amérique :

Son sourire comme si c’était pas vrai

(Tant d’ombres qu’on s’efforce de cacher derrrière).    

 

James Sacré, America solitudes, André Dimanche, 2019, p. 259