13/04/2026
Henri Droguet, Le passé décomposé

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C’était l’écrasant bleu céleste
et la soif
l’adieu aux larmes
la ruine millénaire
la pluie déjà le merle et son pipeau
sur les genêts
c’était devant les portes infernales
— l’Invisible gouverne
la voix est désossée —
la douteuse ferraille des seigneurs et des dieux
provisoirement immortels
le beau vertige forestier
les neiges incertaines
et ma rêveuse trace
l’éternité peut-être
— jusqu’à quand —
le vent avait guéri nos songes
ce fut l’aube et la perte
et je me tais
Henri Droguet, Le passé décomposé,
Gallimard, 1994, p. 35.
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