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29/05/2026

Jacques Izoard et Eugène Savitzkaya, Plaisirs solitaires

 

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Mort, il s’appela raphaël. Il gesticula, il ouvrit sa maison, il remua le limon des champs, il disparut, l’épée à travers la poitrine, les lèvres   peintes pour la nuit, le trou noir dans le feuillage des acacias, le feu dans les cabinets, dans la salle bleue, dans la piscine parmi les chevaux d’os blancs, le dos d’athlète, la tête de singe, les ongles précipitamment colorés.

 

Jacques Izoard et Eugène Savitzkaya, Plaisirs solitaires, L’Atelier de l’agneau,1978, p. 13.

23/08/2017

Jacques Izoard & Eugène Savitzkaya, Plaisirs solitaires

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Herses autour de la maison.

Nul n’entre en agonie,

mais la cigogne veille.

On sait qu’un monceau de suie

envahit corps et bahuts.

Plaisir de se dévêtir

est plaisir solitaire.

 

Que le sable à travers tes doigts

soit ton sang de pacotille !

Viens fermer les yeux

d’un frère d’écume,

viens briser la nuque

d’un oiseau dans mon poing !

Seules répondent les voix

des sosies dérisoires…

 

Jacques Izoard et Eugène Savitzkaya,

Plaisirs solitaires, Atelier de l’agneau, 1975, p. 8.