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14/10/2026

Étienne Faure, Vues prenables

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Sous des balcons ventrus en fer forgé

où sèchent les pavillons de quarantaine,

l’eau stagne, habite ici,

au soleil se dépouille de son odeur

quand sous les ponts, linteaux morts

au ras de l’eau pourris, ils entrent dans la cité,

par un mouvement d’exil inhabituel à ces bêtes

regagnent le navire, non, la ville qui va couler

bientôt sans soutien, désunie par le temps,

sous les affiches qui l’admettent, annoncent

après ratification par les autorités,

l’avance du mal

et qu’à la fin Aschenbach

dégouline sous le masque où le mena

à mort la beauté qui lui montre du doigt encore

le large

— et coule la musique

 tout coule

 Étienne Faure, Vues prenables, Champ Vallon,

2009, p. 75. Photo C. Tanet, 2011

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