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20/04/2026

Thierry Metz, Lettres à la bien-aimée

 

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Je n’écoute plus de musique. Plus le temps. Plus envie. Le peu d’or que je recueille est la voix de celle qui fait le ménage dans les escaliers, dans les toilettes.

Elle chantonne, pour essayer de sortir de tout ça, pour ne pas y penser.

Je ne la connais pas.

Sauf qu’elle a une voix. Qu’on voit de loin.

Qu’on peut toucher comme un mouchoir.

 

Elle commence une journée, derrière des portes. Avec une voix qui n’a pas de double.

 

Thierry Metz, Lettres à la bien-aimée, Poésie/Gallimard, 2025, p. 151.

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