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02/01/2026

Georg Trakl, Poésie

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                                 Hohenburg

 

Il n’y a personne dans la maison. Automne dans les chambres.

Sonate en clair de lune.

Et l’éveil à l’orée de la forêt crépusculaire.

 

Toujours tu vois le visage blanc de l’homme

Loin des tumultes du temps ;

Sur ce qui rêve s’incline volontiers la ramure verte.

 

Croix et soir ;

Celui qui résonne est pris par les bras pourpres de son étoile

Qui monte vers des fenêtres inhabitées.

 

Ainsi tremble l’étranger dans la pénombre

Quand doucement il lève ses paupières sur de l’humain

Au loin : voix argentine du vent dans le vestibule.

 

George Trakl, Poèmes, traduction Guillevic, Obsidiane, 1986, p. 41.

 

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