Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/07/2026

James Sacré, Compagnie de l'animal poème

james sacré, compagnie de l'animal poème, goret

 

Très tard (lieu de bardane et toit rouge dans l’ombre)

Il ne grogne plus il dans le temps transparent

Ni rêve ni rien, il (mais quoi ? où ?) transparent

L’odeur du lamier pourpre et les grands arbres sombres.

 

Goret (silence, oubli) quel souvenir l’obombre ?

Poème où peu de feu (forêt pauvre) s’éprend ;

Dans ses yeux ricaneurs un écolier s’éprend

(Ele est triste à mourir) d’une licorne sombre.

 

Dans le clos (buissons courts, perches rognées, racines)

Il ne grogne plus (mais quoi ?    ) transparent

Il rassemble du temps qu’un poème fascine

 

Mais rien n’y paraît sauf (lieu mangé de bardane)

L’odeur de merde le grand arbre où se déprend

D’une licorne morte un goret qui ricane.

 

James Sacré, Compagnie de l’animal poème, fario,

2026, p. 25.